Blade, image mise en avant

Critique Rétro : « Blade » de Stephen Norrington

Tous les vendredis, retrouvez la Critique Rétro dans laquelle on se penche sur un film qui a influencé la pop-culture ! 

Sorti en 1998, « Blade » est un film réalisé par Stephen Norrington avec Wesley Snipes, Stephen Dorff, N’Bushe Wright, Kris Kristofferson et Traci Lords. Le métrage se concentre sur le personnage de Blade, un individu mi-homme mi-vampire. Aidé par Abraham Wihstler, Blade traque le plus de vampires possible. Son but est de retrouver Deacon Frost. Ce dernier veut soumettre la race humaine qu’il considère comme inférieur et devenir le vampire le plus puissant du monde. Lors d’une embuscade dans un hôtel, Blade rencontre le Docteur Karen Johnson qu’il sauve d’une attaque. Elle l’aidera notamment à contrôler sa soif de sang. 

Au box-office, « Blade » doit son succès essentiellement grâce aux recettes américaines. Sur les 137 millions de dollars accumulés dans le monde, le film récolte 70 millions aux États-Unis. En France, le film n’est pas un flop mais il n’attire que 650 milles spectateurs. Sans surprise, le film n’est nommé dans aucune cérémonie. Si « Blade » est important pour la pop-culture, ce n’est pas par son succès commercial ou critique. « Blade » est en effet un précurseur aux films de super-héros. C’est en grande partie grâce à ce film que la première trilogie Spider-Man et celle des X-Mens a vu le jour, permettant ensuite la création du MCU. Alors qu’a pensé la Chronique Express du film ? Voici la critique de « Blade » ! 

Une ambiance cohérente et efficace

« Blade » n’est pas un film de super-héros comme les autres. C’est un film d’horreur. Certes, le métrage ne fait pas particulièrement peur, mais il n’est clairement pas destiné à tous les publics comme peuvent l’être les productions du MCU actuellement. L’ambiance est sombre, propice à un film de vampires. Il n’y a que peu de dialogue. Cela peut sembler logique puisque l’action prédomine avant tout mais même en dehors des scènes de combat, les personnages sont peu loquaces, à commencer par Blade. Ici, pas d’explications qui n’en finissent plus sur l’origin story du personnage, pas d’explications sur les ambitions de Deacon Frost ou encore sur l’antidote du Docteur Karen, pas d’histoire d’amour mielleuse, le film va directement à l’essentiel. Blade veut tuer du vampire, Frost devenir le plus puissant du monde, et Karen veut simplement sauver sa peau. 

Pour autant, le film n’est pas du tout « bourrin » comme « Underworld » ou trash comme « Resident Evil ». Le peu de dialogue, l’ambiance sombre accentuée par le peu de lumière qu’il y a tout au long du film lui permette d’avoir une véritable empreinte stylistique, marquée par quelques fulgurances, comme la séquence de la pluie de sang dans la discothèque souterraine. On sent que la direction artistique à bien fait son travail. Si l’on rajoute le style des années 90 qui fait d’ailleurs un peu penser au premier « Men in Black », on obtient un film efficace, qui se démarque grandement de ce que l’on peut voir aujourd’hui. Je serais d’ailleurs curieux de voir ce que donnerait un film « Blade » au cinéma à l’heure actuelle. Ça tombe bien puisque le MCU a annoncé un remake du film. 

Image de Blade ( Wesley Snipes) pendant la séquence de la douche de sang.
 » Ma tenue reste toujours impeccable, même quand tout le monde est recouvert de sang « 

Des effets spéciaux de série B

C’est le point faible du film. L’univers de « Blade » est très sombre avec peu de couleur, excepté quelques scènes avec de la lumière blanche ultra lumineuse mais artificielle. La façon dont les vampires disparaissent est plutôt réussie. Ils meurent en se dématérialisant presque, devenant un petit tas de poussière. Cependant, à partir du moment où Karen invente son antidote, le film se perd dans des scènes gores avec des effets spéciaux de série B. La manière dont les vampires gonflent puis explosent est presque ridicule, tout comme les flots de sang qui en découlent. Une manière de rappeler au spectateur que c’est effectivement un film d’horreur. C’est un peu « too much » et le style très sobre du métrage en pâti.

Un casting efficace

Un mot aussi sur Wesley Snipes. Je le trouve tout simplement parfait dans son rôle. Dans le peu de dialogue, sa façon de bouger ou ses mimiques il se fond magistralement bien dans son personnage. Chapeau. Le reste du casting est aussi intéressant à commencer par Stefen Dorff qui incarne Deacon Frost, un antagoniste très antipathique, même au sein de la communauté des vampires. On est très loin de l’image du discret et séducteur Dracula. J’ai aussi bien aimé Donal Logue dans la peau de Quinn. Il est la touche d’humour du métrage à travers un running gag qui consiste dans la perte d’une de ses mains à chaque confrontation. À la fin du métrage, avec les lunettes de soleil qu’il a volé à Blade, je trouve d’ailleurs qu’il ressemble étrangement au Thor obèse que l’on a pu voir dans « Avengers : Endgame ». Bref, un casting très efficace. 

Image de Blade ( Wesley Snipes) et de Deacon Frost ( Stephen Dorff) face à face.
Blade ( Wesley Snipes) face à Deacon Frost (Stephen Dorff)

Le point d’ancrage des films de superhéros ? 

Petite remise en contexte. Avant le MCU, avant les X-Mens, avant la première trilogie Spider-Man, il y a eu « Blade ». Ce n’est pas une simple donnée chronologique. « Blade » a véritablement posé certaines bases du film de super-héros mais surtout, il a permis au public, et aux studios, d’avoir un regain d’intérêt pour les films du genre. Avant « Blade » il y a bien eu les deux « Batman » de Tim Burton en 1989 puis 1992, suivi de « Batman Forever » de Joël Schumacher (1995) et « Batman et Robin » (1997). On peut aussi citer les 4 « Superman » de 1978 à 1987. Cependant, le film de super-héros n’était pas à bien vu par les studios à l’époque. Jusqu’à présent, leurs succès tenaient plus à un héros très connu (Batman ou Superman donc) ainsi qu’à des acteurs en vogue (Christopher Reeve, Michael Keaton, Val Kilmer ou encore George Clooney). « Blade » n’est pas le héros le plus connu de Marvel, il n’a pas la même popularité que Captain America, Thor ou Hulk. Pourtant, cela n’aura pas empêché le film de connaître un bon succès. Une prise de risque incroyable de Marvel qui rappelons le, était une entreprise en faillite à ce moment-là. Le succès de Blade aura permis de mettre en route les trilogies « X-Mens » et « Spider-Man » (produite par la Fox et Sony) mais surtout deux autres suites « Blade 2 » en 2002 et « Blade : Trinity » en 2004. Qu’on se le dise, le MCU n’existerait probablement pas sans la réussite de « Blade ».

Image de Blade ( Wesley Snipes) qui sourit face au sort qui attend ses enemies.
« Coucou vous existez tous grâce à moi « 

Conclusion : 

Aujourd’hui encore « Blade » se regarde plutôt facilement, même si les effets spéciaux n’ont pas très bien vieilli, sans parler des explosions de sang pas vraiment utile à part rappeler au spectateur qu’il regarde un film d’horreur. À part ses défauts, l’interprétation de Wesley Snipes, la sobriété de la réalisation, la direction artistique qui imprime un véritable style et un scénario qui va à l’essentiel font de « Blade » un film efficace. Surtout, le long-métrage est un pionnier de l’industrie des super-héros, qui a permis à Marvel Studio de devenir le géant qu’il est aujourd’hui. 

Retrouvez la bande-annonce ci-dessous :

F.M

Et vous, qu’avez-vous pensé du film ? Dites-le nous dans les commentaires !

Une réflexion sur “Critique Rétro : « Blade » de Stephen Norrington

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