Critique Rétro : « Jurassic Park 3 » de Joe Johnston

Tous les vendredis, retrouvez la Critique Rétro dans laquelle on se penche sur un film qui a influencé la pop-culture ! Aujourd’hui c’est « Jurassic Park 3 » !

Sorti en 2001, « Jurassic Park 3 » est réalisé par Joe Johnston et est le dernier volet de la trilogie originale. Contrairement aux deux opus précédents, il ne s’agit pas de l’adaptation d’un roman de Michael Crichton et n’est pas réalisé par Steven Spielberg. Le casting est composé de Sam Neil, William H.Macy, Tea Leony, Alessandro Nivola, Trevor Morgan et Laura Dern. Dans ce long-métrage, on retrouve le personnage d’Alan Grant, absent lors du deuxième opus. Alan est contacté par Jack Kirby, un soi-disant riche entrepreneur qui souhaite voler au-dessus de d’Isla Sorna tout en ayant un expert à ses côtés. Alan refuse dans un premier temps mais finit par accepter contre un chèque qui lui permettra de financer ses futures recherches. Une fois au-dessus d’Isla Sorna, la vérité est tout autre. Jack n’est pas du tout un riche entrepreneur, lui et sa femme ont engagé Alan pour retrouver leur fils disparu sur l’île après un accident près des côtes. Alan va de nouveau devoir faire face aux redoutables vélociraptors, mais aussi à un nouveau superprédateur. 

Dans la première trilogie originale, « Jurassic Park 3 » est sans conteste le mal aimé. Au box-office, il réalise le pire score des trois films avec « seulement » 368 millions de dollars de recettes ( 1 milliard pour le premier après ressortie, 618 millions pour le deuxième), même chose en France où il n’attire que 2,06 millions de spectateurs (6,7 millions pour le premier, 4,8 millions pour le deuxième). Le film est plutôt mal accueilli par les critiques et ne reçoit aucune distinction majeure. Il obtient deux nominations aux Saturn Awards mais ne remporte aucun prix. Alors qu’a pensé la Chronique Express du film ? Voici la critique de « Jurassic Park 3 » ! 

Des défauts récurrents

« Jurassic Park 3 » souffre des mêmes défauts que l’opus précédent : peu de surprises, des effets spéciaux moins attractifs, une ambiance moins magique et un casting pas vraiment emballant. Cependant, les diverses incohérences du deuxième volet sont gommées pour proposer un scénario plus tangible porté par le personnage d’Alan Grant. Mais commençons par ce qui fait mal.

Tout d’abord « Jurassic Park 3 » ne parvient pas à surprendre, un défaut qui était déjà présent dans l’opus précédent. Pourtant, il y a tout de même quelques nouveautés dans le métrage, comme la présence d’un nouveau superprédateur, le spinosaure, qui remporte facilement un combat contre un T-Rex ou encore celle des ptéranodons. Malgré les nouveaux dinosaures, le film ne surprend pas, car l’intrigue reste la même que celle des deux précédents : le héros ne veut pas aller sur l’île, il y est contraint, les personnages secondaires sont dévorés par les dinosaures, les personnages importants survivent, rideau. Beaucoup trop banal.

Le film a beau être sorti 8 ans après le premier, je trouve les effets spéciaux beaucoup moins travaillés. Le spinosaure notamment donne l’impression d’être sorti tout droit d’un jeu vidéo tellement la 3D et le contraste avec les autres décors est apparent. Dans le premier « Jurassic Park » on avait vraiment l’impression que les dinosaures étaient aux côtés des personnages, ce qui n’est plus le cas ici, à part peut-être en ce qui concerne les scènes avec les vélociraptors. Un autre défaut du métrage, déjà présent dans le deuxième, est l’ambiance générale. Encore une fois, les dinosaures sont présentés d’emblés comme des monstres tueurs. Ce qui faisait la particularité du premier, c’était un émerveillement, un conte de fées qui se transforme en cauchemar. Cette particularité est de nouveau absente et c’est une des raisons pour laquelle il n’y a pas véritable surprise. On sait déjà à quoi s’attendre et malheureusement le film ne fait rien pour démentir cette situation. 

Le scénario corrige les incohérences du deuxième film

Il y a tout de même une chose qu’il faut reconnaître à « Jurassic Park 3 » : son scénario. On passera sur l’intrigue principale, qui reste (trop) basique, même si les sous-intrigues, contrairement au deuxième opus, sont plus intéressantes, comme la relation entre Jack Kirby et sa femme, qui parviennent à se redécouvrir grâce au sauvetage de leur fils ou dans une moindre mesure celle entre Alan et son élève Billy. Là où réside la force principale du scénario, c’est qu’il gomme complètement les incohérences du deuxième. Rappelez-vous, « Jurassic Park : Le monde perdu » réduisait les vélociraptors à des créatures bêtes, qui se battaient entre eux, incapables de rattraper un homme courant à 2 à l’heure. Le troisième opus rectifie cette bêtise d’emblée grâce au personnage d’Alan Grant, qui découvre que les raptors sont capables de communiquer entre eux avec un véritable langage, ayant une intelligence supérieure à celles des dauphins et des primates. À noter également que le film ne cesse de faire des liens avec les deux précédents, histoire d’établir une chronologie un peu plus logique. Lors de sa conférence au début du métrage, Alan fait référence aux évènements du 1, mais aussi du 2 où il était absent. Lorsqu’il rencontre Erik, il lui demande s’il a lu le livre du Professeur Malcolm, le personnage incarné par Jeff Goldblum dans les deux premiers volets. Si l’intrigue principale n’a rien d’exceptionnel, le mérite de « Jurassic Park 3 » est de faire le lien entre les films de la trilogie, et de rectifier les incohérences du deuxième opus, en redonnant la juste valeur des vélociraptors. 

Les redoutables vélociraptors encerclant Alan Grant

Le casting : c’est toujours pas ça…

Dans le premier film de la trilogie, j’avais salué les performances de Jeff Goldblum et dans une moindre mesure celles de Samuel L.Jackson et Laura Dern. Dans le second, le casting a été entièrement changé mis à part Jeff Goldblum et cela n’avait pas réussi au film qui était médiocre à ce niveau. Pour le dernier volet de la trilogie originale, la production a décidé de rappeler Sam Neill et Laura Dern et d’évincer Jeff Goldblum. On revoit le personnage d’Alan Grant avec plaisir, d’autant plus que Sam Neill est beaucoup plus crédible dans cet opus que dans le premier. En revanche Laura Dern n’a le droit qu’a quelques petites minutes à l’écran, dommage. Pour le reste, c’est un peu le néant. On regrette l’absence de Jeff Goldblum, même si sa prestation dans le second volet était quelconque. La prestation de William H.Macy est anecdotique. À part les grands fans de la saga, pas sûr que grand monde ne se souvienne de son personnage. Celle de sa femme dans le film, Téa Leoni, remporte quant à elle la palme du ridicule. À sa décharge, il faut dire aussi que le caractère de son personnage est affreusement stupide, ce qui ne doit pas non plus l’aider. Je n’ai pas grand-chose à dire sur Alessandro Nivola, son personnage étant présent pour donner un peu plus de consistance à la personnalité d’Alan Grant. Bref, vous l’aurez compris, à part Sam Neill, « Jurassic Park 3 » ne parvient pas à redonner un second souffle à la saga au niveau du casting. 

Conclusion : 

Incontestablement, le premier « Jurassic Park » est de loin le meilleur de la trilogie originale. Difficile ensuite de départager le 2ème et le 3ème. Le point fort du second opus se résumer à son final incroyable avec le T-Rex dans les rues de San Diego tandis que celui du troisième est son scénario beaucoup plus cohérent. Le problème, c’est que lorsque l’on regarde un « Jurassic Park » c’est avant tout pour voir de nouveaux dinosaures, des parties de chasse haletantes, et de quoi satisfaire son désir de voir quelques scènes un peu sanglantes. Autant de points qui sont presque absents de « Jurassic Park 3 ». Les nouveaux dinosaures sont peu convaincants et ne parviennent pas à créer de surprises, les scènes sont peu haletantes, quant à celles un peu trash, elles ne sont ni montrées ni suggérées mais tout simplement absentes. Le métrage n’arrive pas à trouver un juste milieu entre le premier et le deuxième opus, se contentant de rectifier les erreurs du deuxième sans proposer de véritables améliorations. Reste désormais à se pencher sur les « Jurassic World » !

Retrouvez la critique de « Jurassic Park : Le monde perdu » à ce lien !

Retrouvez la bande-annonce de « Jurassic Park 3 » ci-dessous.

F.M

Et vous, qu’avez-vous pensé du film ? Dites-le nous dans les commentaires !

3 réflexions sur “Critique Rétro : « Jurassic Park 3 » de Joe Johnston

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.