« Hunters » : Analyse des épisodes 2 et 3

Tous les lundis, retrouvez notre rubrique sur l’analyse de la série du moment ! On se penche sur « Hunters ». La série est disponible sur Amazon Prime Vidéo ! Aujourd’hui c’est l’analyse des épisodes 2 et 3 de la saison 1 ! Attention spoiler ! 

2 : « Le Kaddish des endeuillés » : Sur ordre de Meyer, les chasseurs doivent faire entrer Jonah au sein de leur tribu bien qu’ils n’y soient pas favorables. Jonah découvre alors les sombres desseins de son nouvel ennemi. Au cours d’une enquête, Millie va réaliser une sinistre vérité, tandis qu’un grand mal conspire pour qu’elle ne soit pas révélée.

3 : « La prisonnière de la nuit » : Travis est sur les traces de Millie. En la filant, il découvre une piste menant à Jonah. Millie se rapproche de plus en plus de la vérité sur les meurtres. Jonah voit quant à lui sa foi dans le projet de Meyer mis à rude épreuve après le meurtre de Holstedder. Il a de nombreuses visions de sa grand-mère. Les chasseurs tentent de déchiffrer un code utilisé par les nazis pour communiquer. 

Épisode 2 : Un style tarantinesque

L’épisode 2 est construit de façon très similaire au premier. La construction se fait d’ailleurs presque comme celle d’un jeu vidéo. L’ennemi, le « boss » est présenté assez rapidement. La trame de l’épisode consiste à le retrouver puis à l’éliminer. En arrière-plan, l’intrigue de fond progresse tranquillement jusqu’à ce que les chasseurs atteignent le boss final, certainement dans le dernier épisode de la saison. L’analogie peut aussi se faire avec le jeu d’échecs. Une analogie assez pertinente puisque Meyer est un fan du jeu et que le générique de début montre un échiquier sur lequel évoluent les personnages. Chaque épisode doit servir à éliminer une pièce. 

Au niveau du style, on est vraiment très proche de celui de Quentin Tarantino. On sent vraiment l’influence du réalisateur, jusque dans la présentation des lieux qui sont affichés en gros plan, comme il a l’habitude de le faire. L’influence du réalisateur est aussi présent à travers la scène de présentation des chasseurs ou encore la bande-annonce des « Hunters » qu’imagine Jonah. Même les dialogues très punchy et comique font penser au réalisateur. D’ailleurs, cet humour permet également de laisser de côté le clivage moral qu’il pouvait y avoir dans l’épisode 1, à savoir les chasseurs sont-ils des assassins qui doivent être punis ou des anti-héros ? Le clivage s’estompe complètement grâce au ton décalé, même si la fin de l’épisode reprend un ton plus réaliste avec Jonah qui remet en question sa participation au projet en voulant prier pour Holstedder, le nazi que le groupe vient d’assassiner. 

Épisode 3 : Une filiation super-héroïque

L’épisode 3 rompt avec la construction des deux premiers films. Ici, pas de « boss ». L’intrigue se concentre sur l’évolution psychologique de Jonah, qui est rongé par les remords après avoir participé à l’élimination de Holstedder. Dans les grandes épopées, il y a toujours un moment où le héros peut renoncer à sa quête, où il peut faire comme si de rien n’était. L’épisode 3 représente exactement ce moment. Jonah a le choix de rejoindre le groupe des « Hunters » ou de retourner à sa vie de vendeur de comics et continuer à trainer avec ses deux meilleurs amis. S’il faut attendre la fin de l’épisode pour avoir la réponse à cette question, la réalisation nous donne la donne en fait très rapidement avant. En effet, l’intrigue parle beaucoup de la grand-mère de Jonah pendant qu’elle se trouvait dans le camp de concentration à Auschwitz. Elle est présentée comme une héroïne qui a sauvé des vies. Jonah, qui selon l’ensemble des proches de sa grand-mère lui ressemble énormément est donc destiné à reprendre le flambeau. Comme les grands héros de la littérature, Jonah a une filiation qui le prédestine à devenir un chasseur. Son meilleur ami le lui dit d’ailleurs en l’affiliant au personnage de Batman : « Pourquoi tu te comportes sans cesse comme Robin alors que tu as toujours été Batman ». Il ne manque en fait à Jonah qu’un prétexte personnel pour rejoindre définitivement le groupe. Prétexte qui arrive lorsque Travis, le tueur sur gage nazi, assassine Arthur son meilleur ami. 

Au niveau du ton, l’épisode est plus sombre que le précédent, mais reprend quand même des éléments de comique comme le faux spot publicitaire qui met en scène une petite fille et Lonny Flash. Avec un humour assez déroutant, ils décrivent comment repérer un nazi dans son entourage. Lonny Flash incarné par Josh Radnor apparait souvent dans les scènes comiques. L’acteur connu pour avoir joué Ted dans « How I met your mother » est tout simplement incroyable dans les deux épisodes. 

Josh Radnor incarne Lonny Flash

Conclusion :

Par rapport au premier épisode, les deux suivants sont beaucoup moins crus, moins clivants, et beaucoup plus abordables. La série délaisse le côté « on aime ou on déteste » pour adopter un style à la Quentin Tarantino qui a un effet très positif. En espérant que les prochains épisodes garderont cette ligne de conduite ! 

Retrouvez l’analyse de l’épisode pilote à ce lien !

F.M

Et vous, qu’avez-vous pensé des épisodes ? Dites-le nous dans les commentaires !

Une réflexion sur “« Hunters » : Analyse des épisodes 2 et 3

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