« Hunters » : Analyse de l’épisode pilote

Tous les lundis, retrouvez notre rubrique sur l’analyse de la série du moment ! On se penche sur « Hunters ». La série est disponible sur Amazon Prime Vidéo ! Aujourd’hui c’est l’analyse de l’épisode pilote de la saison 1 ! Attention spoiler ! 

1 : « Dans le ventre de la baleine » : Jonah Heidelblaum est un jeune homme qui vit à New York. Il deale de la marijuana pour subsister payer le loyer de la maison où il habite en compagnie de sa grand-mère. Cependant, tout bascule lorsque cette dernière est assassinée par un nazi. Jonah est recueilli par un nouveau mentor, Meyer Offerman, qui lui apprend qu’une chasse est en cours contre les rescapés nazis de la guerre qui vivent aux Etats-Unis. Les nazis sont dans les hautes sphères du pouvoir et tentent de mettre en place un quatrième Reich. Secrètement une guerre est sur le point de se déclencher.

Episode 1 : Hunters ou Inglorious Basterds ? 

« La seule différence entre un héros et un méchant c’est sa popularité à Halloween ». Cette phrase prononcée par le personnage de Jonah pourrait résumer à elle seule le premier épisode de « Hunters ». Quelle différence y- a-t-il réellement entre un meurtrier et un supposé héros ? Après tout, comme le dit Jonah, Superman a bien détruit une ville entière et Green Lantern une planète. Agir au nom du bien suffit-il à tout justifier ? À cette question la série donne l’impression au début de répondre par la négative. Non, un héros ne peut pas tout se permettre. Sauf qu’au fur et à mesure de l’épisode, on se rend compte que cette intention de rabaisser les héros est en fait simplement présente pour justifier les meurtres des chasseurs. Si Superman, l’incarnation même du super-héros incorruptible est un meurtrier, alors assassiner des anciens nazis ne peut être vus que comme une douce revanche. 

C’est exactement ce point qui peut poser problème au spectateur. « Hunters » met en avant une morale assez ambiguë, qui sera perçue par les uns comme un crime, par les autres comme une revanche bien méritée. Cette morale rend la série assez clivante et peut rapidement vous faire décrocher ou accrocher. Si l’on compare avec « Inglorious Basterds » par exemple, qui reprend à peu près le même fond, le traitement n’avait rien à voir. Le film de Quentin Tarantino est sanglant, comique, presque absurde, ce qui permet une certaine distance avec la réalité grâce à beaucoup d’éléments fictionnels. « Inglorious Basterds » n’a pas de valeurs historiques, c’est une uchronie parfaitement assumée. « Hunters » au contraire, reprend des éléments du réel, c’est-à-dire la présence d’officiers ou soldats allemands ayant servi pendant la guerre qui sont ensuite parti vivre aux Etats-Unis. Meyer Offerman le dit très bien, peut-il serrer la main d’un voisin qui serait un ancien nazi alors qu’il a connu les camps de concentration d’Auschwitz ? Non, son seul choix est d’agir, en décidant donc de les tuer. Avec des personnages principaux dont la mission est d’assassiner les derniers nazis vivant aux Etats-Unis, on comprend mieux la phrase du début de l’épisode de Jonah ainsi que le scénario mis en place dans cet épisode. Jonah est un personnage victimisé pour que ses futurs crimes soient légitimés, tout comme le passé de Meyer l’autorise se venger.

Au-delà de sa morale, la direction artistique de  « Hunters » est en adéquation avec le propos. L’épisode propose quelques scènes très crues et marquantes, notamment celles de la vieille femme allemande, ancienne nazie, qui se fait gazer dans sa douche, de l’échiquier humain, ou encore de Jonah qui se faisant torturer à coups de fléchette. À noter pour ceux qui se le demanderaient, que la scène de l’échiquier humain est totalement inventée. Il faut aussi souligner la bonne performance de Logan Lermann dans le rôle de Jonah Heidelbaum ainsi que celle de son alter ego nazi Travis Leich incarné par Greg Austin. Quant à Al Pacino, il est plutôt convaincant dans le rôle du mentor de Jonah sans être non plus exceptionnel comme il a pu l’être dans « The Irishman« . Mais il ne s’agit que de l’épisode 1. Le reste du casting n’est pour l’instant pas assez apparu pour en parler. 

Conclusion : 

Sans conteste, « Hunters » n’est pas une série grand-public. En plus de son fond assez clivant, il propose quelques scènes assez trash, et ce n’est que le début. La réalisation, la direction artistique et les acteurs sont pour l’instant au rendez-vous, mais clairement, « Hunters » prend pour l’instant la direction du type de série que l’on adore ou que l’on déteste.

F.M

Et vous qu’avez-vous pensé des épisodes ? Dites-le nous dans les commentaires !

Une réflexion sur “« Hunters » : Analyse de l’épisode pilote

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