Chronique Express : " Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part", larmoyant mais très peu bouleversant

« Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » est un film de Arnaud Viard avec Jean-Paul Rouve, Alice Taglioni, Camille Rowe, Benjamin Laverhne, Elza Zylberstein et Aurore Clément. Le long-métrage retrace l’histoire de la vie d’une famille, en particulier celle de Jean-Pierre, qui a hérité du rôle de chef de famille depuis la mort de son père. Il tente d’aider tant bien que mal sa sœur photographe Margaux en difficulté financière, de soutenir Juliette enceinte de son premier enfant à 40 ans et qui tente de devenir écrivaine, ainsi que son frère Mathieu, célibataire à 30 ans et qui est angoissé à l’idée de parler à une fille. Le film est une adaptation du roman d’Anna Gavalda. Alors qu’a pensé la Chronique Express du film ? Voici la critique de « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » ! 

Larmoyant mais trop voyant

Larmoyant. Je ne sais pas si concernant le film, c’est un terme péjoratif ou mélioratif. C’est en tout cas l’objectif clairement affiché du long-métrage, vous faire pleurer. Arnaud Viard réussit-il son pari ? Oui, en partie. La fin est effectivement particulièrement tragique, et il ne serait pas étonnant que vous lâcher une petite larme. Seulement, cette larme, elle est presque forcée. Non pas que l’intrigue ne soit pas triste. À ce sujet, pas de discussion possible. L’histoire qui nous est racontée est très touchante. C’est la mise en scène qui la rend particulièrement lourde. En fait, dès les premières minutes du métrage, on sent tout de suite une atmosphère pesante. Même si vous n’avez pas lu le roman, vous sentirez tout de suite que le scénario vous réserve quelque chose de tragique. C’est le gros point faible du film.

En effet, cette lourdeur créée un manque d’authenticité, un manque de naturel. Paradoxalement, la bande-annonce ventait le film comme une histoire qui pourrait être la nôtre. Finalement, le surplus de mise en scène casse complètement cette identification. Là où des films comme « Les Petits Mouchoirs » ou encore « Intouchable » avait su créer des atmosphères légères, drôles et très émouvantes, « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » à force de trop vouloir attendrir le spectateur, rend le métrage stérile. On assiste aux évènements tragiques qui nous sont présentés mais sans parvenir à s’émouvoir, comme si la catastrophe avait été trop martelée, comme si un panneau « Attention vous allez pleurer » avait été brandi à l’entrée de la salle. Tout est trop voyant.

Beaucoup trop lourd…

Cette lourdeur se transmet aussi sur l’acting. Je ne peux pas dire que Jean-Paul Rouve et compagnie jouent fondamentalement mal, mais comme pour la mise en scène, leurs jeux sont trop stéréotypés, particulièrement dans les moments les plus tristes. Ainsi, Jean-Paul Rouve est attendrissant sans être touchant, Benjamin Laverhne alterne entre comédie, romance et tragédie avec efficacité mais sans émotion, tandis qu’Alice Taglioni, mise de côté pendant toute la première moitié du film, sort de nul part à la fin pour prendre le rôle principal sans que l’on ait pu s’attacher à elle auparavant.

Le vent de fraîcheur vient de Camille Rowe, qui est la personne avec le moins d’expérience dans l’ensemble du casting. Certainement la raison pour laquelle c’est le personnage le plus attachant, car le jeu de l’actrice est beaucoup plus naturel que les autres. J’ai aussi bien aimé la performance d’Elza Zylberstein, problème, on ne la voit quasiment pas du film, puisque son rôle est très secondaire.  

Lorsque l’on fait un film sur une histoire de famille, la mise en scène se doit d’être la plus simple possible. L’intrigue suffit généralement pour émouvoir le spectateur. Cependant, il y a beaucoup trop d’artifice dans la réalisation d’Aranud Viard. Trop de lourdeur qui surcharge un métrage dont le scénario est déjà suffisamment triste comme ça. De plus, le film est assez court (1h28), ce qui nous empêche de respirer. On assiste impuissant à la succession d’événements tragiques. 20 minutes supplémentaires avec quelques scènes un peu plus légères n’auraient certainement pas été de trop.

Conclusion :

N’ayant pas lu le roman d’Anna Gavalda, je ne peux pas juger de la qualité de l’adaptation. Cependant, « Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part » est beaucoup trop lourd, trop stéréotypé. Le film n’est pas raté, mais la mise en scène par son manque de naturelle, d’authenticité, gâche une intrigue émouvante. Dommage

Retrouvez la bande-annonce ci-dessous.

F.M

Et vous qu’avez-vous pensé du film ? Dites-le nous dans les commentaires !

3 réflexions sur “Chronique Express : " Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part", larmoyant mais très peu bouleversant

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