Critique Rétro : "Écrire pour exister" de Richard LaGravenese

Tous les vendredis, retrouvez la Critique Rétro dans laquelle on se penche sur un film qui a influencé la pop-culture !

Sorti le 14 mars 2007, « Écrire pour exister » est un film réalisé par Richard LaGravenese avec Hilary Swank, Patrick Dempsey, April L.Hernandez, Jason Finn et Imelda Stauton. Le long-métrage est l’histoire vraie de Erin Gruwell, une enseignante novice de 23 ans qui décide de prendre un poste de titulaire dans un lycée difficile de Long Beach. La classe dont elle est hérite est tiraillée par un événement qui exacerbe les tensions raciales. Erin tente alors d’instaurer un dialogue avec ses jeunes élèves en leur demandant de tenir un journal intime, puis en les initiant à la littérature avec « l’Odyssée » d’Homère et « Le Journal d’Anne Franck ». Le film ne connaît pas un bon succès avec seulement 41 millions de dollars de recette dans le monde. Cependant il évite tout de même le flop commercial grâce à un « petit » budget pour un film américain (21 millions). Malgré ce faible succès, « Écrire pour exister » est tout de même élu meilleur film à la Cérémonie des Humanitas Prizes 2007, une cérémonie qui décerne des prix aux films ou séries télévisées promouvant la dignité humaine et la liberté.

« Écrire pour exister » est un film qui n’a pas connu le succès qu’il aurait dû avoir dans les salles obscures. Si vous êtes abonné à Netflix, je ne peux que trop vous conseiller de le regarder. Car le métrage est émouvant, intense, et surtout, profondément optimiste, ce qui est rare de nos jours.Basé sur une histoire vraie, la jeune enseignante Erin Gruwell se rend donc dans un lycée difficile à Long Beach. Ce genre d’intrigue laisse souvent à désirer de par les multiples clichés qu’elle peut renvoyer. Cependant, ce n’est pas du tout le cas du film qui à travers le portrait de quelques jeunes tend à décrire leur vie dans les quartiers difficiles. « Ecrire pour exister » est autant réaliste que « Les Misérables » actuellement au cinéma. Si les deux films se passent dans des sociétés différentes, on ne peut que constater que l’intégration des personnes issues des quartiers difficiles n’a pas vraiment évolué depuis 10 ans. La différence réside dans le ton donné aux deux métrages. Quand « Les Misérables » montre l’incapacité du dialogue entre la police et les quartiers, « Ecrire pour exister » s’étend sur les tensions raciales, et se montre plus optimiste en montrant que l’on peut s’en affranchir grâce à la littérature.

Le long-métrage de Richard LaGravense véhicule un discours progressiste, dans une société américaine qui en manque cruellement. Le personnage de Erin Gruwell tente de montrer aux jeunes qu’ils ne sont pas seuls, que ce qu’ils vivent s’est déjà produit dans le passé, dans des circonstances bien pires encore, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale avec l’holocauste. Pour leur faire prendre conscience de cette réalité, elle les initie à l’écriture, avec un journal intime qu’ils doivent remplir tous les jours, et à la littérature, à travers notamment « Le Journal d’Anne Frank ». Les jeunes se reconnaissent dans le personnage d’Anne Frank et peu à peu, arrivent à se livrer à travers l’écriture de leur journal et prennent confiance dans leurs capacités. Cela crée des liens très forts entre eux, et les ouvrent surtout à d’autres perspectives d’avenir qui était jusque-là fermées à cause d’un système scolaire américain défaillant.

Le film met particulièrement en avant Hilary Swank qui livre une prestation intense et émouvante. Je l’ai senti très investi dans son rôle, parfaitement taillé pour elle. Elle récite à la perfection ses lignes de dialogues créant quelques scènes cultes, notamment celle où elle tente de faire comprendre à sa classe qu’il n’y a rien de glorieux à mourir pour son gang. Le reste du casting est assez efficace, notamment April L.Hernandez qui incarne avec fougue le personnage d’Eva, une jeune hispanique qui est prise en plein dans une guerre de gangs. J’ai aussi bien aimé Jason Finn, qui incarne Marcus, certainement le personnage qui connaît la plus grosse évolution dans le métrage. Je ne dirais pas grand-chose sur Patrick Dempsey, qui joue le rôle du mari d’Erin, dont le personnage n’a que peu d’impact et d’importance, si ce n’est de montrer la dévotion totale de sa femme envers ses élèves qu’il a du mal à supporter.

Peut-être qu’en 2007, l’opinion publique n’était pas encore assez sensible à ce que véhicule le message du film. Avec les succès de « La Vie Scolaire » ou encore « Les Misérables », on peut toutefois espérer que les choses commencent à bouger. Dans cette optique, « Ecrire pour exister » a tout à fait sa place parmi ses longs-métrages et pourrait trouver un nouvel écho à l’heure actuelle. Le long-métrage de Richard LaGravenese mérite vraiment un second souffle que pourrait lui apporter Netflix, n’en déplaise aux critiques négatives de l’époque. 

Retrouvez la bande-annonce du film ci-dessous.

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F.M

Et vous qu’avez-vous pensé du film ? Dites-le nous dans les commentaires !

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