Critique Rétro : « Coach Carter » de Thomas Carter.

Tous les vendredis, retrouvez la Critique Rétro dans laquelle on se penche sur un film qui a influencé la pop-culture ! 

Sorti en 2005, « Coach Carter » est réalisé par Thomas Carteravec Samuel L.Jackson, Channing Tatum, Rob Brown, Rick Gonzalez, Antwon Tanner, Robert Ri’chard et Nana Gbewonyo.Basé sur une histoire vraie, le film retrace l’histoire de Ken Carter ancien joueur de basket du lycée Richmond qui va rependre le poste de coach laissé vacant. Avec ses méthodes sévères, le coach Carter fait énormément progresser son équipe mais ce n’est pas suffisant. Il souhaite que ses joueurs soient également de bons étudiants dans les autres matières afin qu’ils puissent avoir une chance d’intégrer une université, quitte à sacrifier le basket. Le film connaît un succès moyen aux États-Unis (67 millions de recettes) et très faible en France (moins de 500 000 entrées). Malgré ce succès mitigé, le long-métrage reste très souvent cité comme une référence pour les fans de Basket.

Pour un néophyte qui ne connaît pas grand-chose au basket, « Coach Carter » sera surement un film cliché, faisant la gloire d’un état d’esprit presque militaire afin d’amener une équipe au sommet. Pour quiconque qui a déjà fait partie d’un club de Basket ou même d’un autre sport, c’est une autre histoire. Le long-métrage de Thomas Carter apporte un point de vue critique sur le cynisme de la société américaine, qui abandonne complètement certains de ses quartiers, et ne laisse aucune chance à ses jeunes d’avoir un bel avenir, à l’image des jeunes du lycée Richmond. Pour s’en sortir, le Basket peut-être une échappatoire pour certains, seulement, pour décrocher une bourse sportive à l’université, il faut se maintenir à 9 de moyenne générale. C’est là qu’intervient le Coach Carter. 

En plus de faire progresser ses joueurs sportivement, l’entraineur est aussi un éducateur qui souhaite que ses joueurs deviennent des hommes. Il leur impose donc une rigueur inflexible associée à une image parfaite en dehors du terrain (ils doivent par exemple mettre un costume/cravate les jours de matchs) et un esprit d’équipe à toute épreuve. Des éléments qui peuvent paraître très clichés au premier abord, mais qui ne le sont pas du tout si vous connaissez la rigueur qu’il faut voir pour atteindre le haut niveau dans un club. Le film fait donc passer un message de solidarité en même temps qu’une dénonciation du système scolaire américain. 

Évidemment, cinématographiquement parlant, « Coach Carter » n’est pas un grand film et n’est pas au niveau de films sur le sport comme « Le Stratège » ou encore « Invictus ». Il n’a pas grand-chose de novateur et le métrage utilise une recette toute faite à base de bons sentiments et une émotivité larmoyante trop prévisible qui pourrait ranger le film au rang du « bon film du dimanche après-midi sous la couette ». Mais selon moi, le plus important dans « Coach Carter » n’est pas sa qualité cinématographique mais le message qu’il tente de faire passer aux jeunes lycéens, et pour ça, rien de mieux que de prendre des situations à laquelle ils peuvent s’identifier. Il y a celle du personnage de Kenyon State qui doit choisir entre travailler en vue de la naissance de son futur enfant ou jouer en université mais aussi celle de Timo Cruz qui est influencé par son cousin dealer. Pour ses deux personnages le Basket et le travaille de Ken Carter va leur permettre de se sortir de leurs conditions sociales pour atteindre des perspectives qui jusque-là leur étaient impossibles. Il y a pire comme cliché non ? 

Puis il y a la performance de Samuel L.Jackson toujours impeccable. Il porte le film à lui tout seul et à l’image d’un coach de Basket, son assurance rejaillit sur les autres acteurs. Je ne parlerais pas plus que ça de Channing Tatum, transparent et qui n’apporte pas grand-chose au métrage contrairement à Antwon Tanner (qui ressemble par ailleurs étrangement à Kobbe Bryan) et Rick Gonzalez, ce dernier apportant la touche de dramaturgie au métrage.

Samuel L.Jackson impeccable comme d’habitude

Les allergiques au sport et à la mentalité de « winner » des Américains passeront surement un très désagréable moment devant « Coach Carter ». Pour les autres, le long-métrage reste divertissant, plein de bonnes intentions, qui tente d’apporter une vision critique du système scolaire américain. Pour les fans de Basket, si l’on excepte « Space Jam » et « Basketball Diaries », « Coach Carter » est une référence dans les films sur ce sport. 

Retrouvez la bande-annonce du film ci-dessous.

F.M

Et vous qu’avez vous pensé du film ? Dites-le nous dans les commentaires !

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