Chronique Express : « Le Mans 66 », recherche de vitesse et course aux Oscars

« Le Mans 66 » est réalisé par James Mangold avec Christian Bale, Matt Damon, Caitriona Balfe, Jon Bernthal et Josh Lucas. Le long-métrage est basé sur l’histoire vraie du pilote Ken Miles et de l’ingénieur Carroll Shelby, engagés par Henry Ford II pour construire à partir de rien une voiture de course estampillée Ford capable de battre Ferrari. Cependant, Ken et Carroll devront faire face aux ambitions de Leo Beebe vice-président de Ford, qui ne souhaite pas voir Ken remporté la victoire. Une fois engagé dans la compétition en plus de faire face aux dissensions internes, Ken devra battre en course Lorenzo Bandini, le grand favori. Alors qu’a pensé la Chronique Express du film ? Voici la critique de « Le Mans 66 » !

La classe tout simplement. C’est ce qui ressort de la performance de Christian Bale et Matt Damon dans les rôles de Ken Miles et Caroll Shelby. En ce qui concerne le premier, « Le Mans 66 » est une preuve supplémentaire (comme s’ils en fallaient encore !) que l’acteur s’investit énormément dans ses rôles. Christian Bale se transforme littéralement en chacun des personnages qu’il incarne. Si pour le rôle de Ken Miles la transformation physique n’était pas nécessaire comme dans « Vice », l’acteur se rend méconnaissable grâce à ses mimiques, ses expressions, sa démarche et ses gestes. Sans même connaître l’apparence de Ken Miles, je peux facilement deviner que Christian Bale a poussé au maximum ses recherches afin de lui ressembler le plus possible dans son jeu, comme il le fait pour l’ensemble de ses rôles. Encore une grande performance pour l’acteur ! 

Matt Damon lui, c’est la classe à l’état pur. Habitué aux rôles d’actions, l’acteur montre qu’il peut aussi très bien jouer dans un autre genre de film. C’est certainement sa meilleure performance depuis « Invictus » qui date d’il y a presque 10 ans déjà ! Je ne demande qu’à le revoir dans ce type de rôle ! J’ai aussi beaucoup apprécié Josh Lucas dans le rôle de Leo Beebe qui arrive à se rendre détestable en faisant tout pour que Ken Miles ne participe pas à la course. Lorsque l’on arrive à détester un personnage, c’est bien que l’acteur a fait du bon boulot. 

Il y a fort à parier que Christian Bale et Matt Damon se retrouvent dans la course aux Oscars. Christian Bale pour « Meilleur acteur » et Matt Damon pour « Meilleur acteur dans un second rôle ». La concurrence sera néanmoins de taille cette année, surtout pour Christian Bale qui devrait avoir face à lui Leonardo DiCaprio (pour « Once Upon a Time… in Hollywood ») et Joaquin Phoenix (pour « Joker »). Quant à Matt Damon, il devra lui faire face à Brad Pitt (pour « Once Upon a Time… in Hollywood  ») et peut-être Robert Downey Jr (pour « Avengers : Endgame »). 

Petit bémol toutefois, on sent que James Mangold a énormément mis en valeur ses deux acteurs. J’ai presque eu l’impression que le film avait été fait pour eux, à moins que ce ne soit qu’un contrecoup positif de leur incroyable performance. 

On ne peut parler d’un film sur la course des 24 heures du Mans sans parler de voiture. Dans cette optique, chapeau bas pour la retranscription des voitures de l’époque qui est exceptionnellement bien faite. Ces dernières sont tout simplement superbes pour un rendu visuel qui saura satisfaire aussi bien les connaisseurs que les amateurs. Le travail sur le son est également un gros point positif, j’ai un pris un très grand plaisir à entendre le bruit des moteurs que l’on entend pendant quasiment tout le film, que ce soit pendant les courses ou les entrainements, mais aussi avec les voitures de luxe vendus par Carroll Shelby. Les courses sont très bien faites, même si j’ai trouvé que l’on ne ressentait pas vraiment la sensation de vitesse. 

Autre point qui devrait satisfaire les connaisseurs, le vocabulaire. Toute la partie du métrage qui se concentre sur la conception de la voiture est remplie de termes très technique qu’auront du mal à comprendre ceux qui n’ont jamais touché à une voiture, mais qui apportent une touche d’authenticité non négligeable au film. 

Au niveau de la construction du récit, le long-métrage se déroule en trois parties. Au début, Carroll tente de convaincre Ken Miles de le rejoindre pour construire LA voiture Ford qui pourra battre Ferrari. La deuxième partie se concentre sur la conception de la voiture, l’éjection de Ken Miles de la course du Mans 1965 puis sa réintégration l’année suivante pour une course qui permet de tester les limites de la Ford. Puis la dernière partie met en exergue les 24 heures du Mans 1966. On touche la à l’un des (très rares) problèmes du film. Il est long, peut-être trop long, si bien qu’à la fin métrage, j’avais presque oublié toute la première partie du film. L’introduction était sans doute nécessaire, mais certains passages auraient mérité d’être raccourci. Pour un film qui s’appelle « Le Mans 66 », je trouve que la séquence sur la course est trop courte par rapport au reste. 

Je note aussi que le métrage peine à installer une véritable tension, mais c’est une chose qui est propre aux adaptations d’histoire vraie. On sait pertinemment que Ken Miles va finir par être intégré à l’équipe pour concourir au 24h du Mans 1966. Le pic de tension se fait finalement et très logiquement lors de la course finale. Encore un élément qui m’amène à penser que le film est trop long. D’ailleurs si vous souhaitez ne pas gâcher la tension de la course finale si jamais vous ne connaissez pas son dénouement, je ne saurais que trop vous conseiller d’aller voir le film et de ne pas vous informer avant, la fin vous choquera sans aucun doute ! 

Si l’on excepte sa longueur, « Le Mans 66 » reste un des meilleurs longs-métrages depuis la rentrée 2019. Le meilleur que l’on ait eu l’occasion de voir avec « Joker » et « Un Jour de Pluie à New York ». Porté par deux acteurs exceptionnels, le film met en valeur deux personnalités du monde automobile peu connu du grand public comparé à Bruce McLaren par exemple, même si Ken Miles est  introduit au Motorsports Hall of Fame of America en 2001. Que vous aimiez les courses de voitures ou non, « Le Mans 66 » est immanquable ! 

Retrouvez la bande-annonce du film ci-dessous :

F.M

Et vous, qu’avez vous pensé du film ? Dites-le nous dans les commentaires !

6 réflexions sur “Chronique Express : « Le Mans 66 », recherche de vitesse et course aux Oscars

  1. Truffée d’erreur historique le film est cependant très bien interprété avec de jolie plan et une bonne bande son si les stands d’époque sont conforme on ne reconnaît pas le reste du circuit. Un bon film distrayant dommage de ne pas avoir coller plus à la réalité elle valait largement la fiction

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s