Chronique Express : « Joker », une expérience unique et monumentale

« Joker » est un film réalisé par Todd Phillips avec Joaquin Phoenix, Robert de Niro, Frances Conroy et Zazie Betz. Le long-métrage retrace les origines d’Arthur Fleck avant qu’il ne devienne l’un des vilains les plus connus du monde, le Joker. Alors qu’a pensé la Chronique Express du film ? Voici la critique de « Joker » !

Plus un thriller psychologique qu’un film classique de comics

La place de « Joker » dans les films de superhéros est unique. Jamais un film qui reprend un personnage tiré de comics n’avait été aussi ambitieux, aussi profond. Le long-métrage diffère complètement de ce que peut faire Marvel ou même DC Comics, la franchise dont le personnage est issu. En fait, « Joker » n’est ni un film de superhéros, ni un film d’antihéros à la « Deadpool » ou « Venom ». C’est un thriller psychologique, où l’on est plongé dans l’esprit d’un vilain, d’un homme maltraité par la société qui va s’abandonner à sa folie. Il est très vite difficile de s’identifier au personnage d’Arthur Fleck, sauf peut-être au début où il subit la galère de trouver un bon emploi lorsque l’on est une personne handicapée. Cette difficulté rend compliqué l’attachement au personnage du Joker et c’est sans doute mieux comme ça. Le film de Todd Phillips cherche juste à dépeindre la vie d’un homme isolé, rejeté, qui va succomber à ses idées noires.

Un film dangereux ?

Le long-métrage a subi quelques critiques avant sa sortie à savoir qu’il ferait « l’apologie de la violence gratuite». Mais ce n’est pas du tout le cas. « Joker » est un appel à la révolution, un appel pour résister à la tyrannie des puissants, un appel pour se rebeller contre une société qui laisse les plus démunis sur le côté, qui les enjamberait sans même les regarder s’ils agonisaient sur le trottoir pour reprendre une des formules du film. Les motifs d’Arthur Fleck ne sont pas sans fondement, ils sont même compréhensibles, mais rien ne justifie pour autant ses actes. Le long-métrage dépeint un homme qui ne peut plus faire la différence entre le bien et le mal.

Une réalisation puissante

La réalisation ne s’y trompe pas. « Joker » est plus le portrait d’un homme qu’un message de société fort. Alors oui, à travers son film, Todd Phillips met en scène le cri des plus démunis. Mais ce message n’est perçu qu’à travers le point de vue d’Arthur Fleck, qui se définit lui-même dans le film comme « n’étant pas politisé ». Son portrait commence tout d’abord par celui d’un homme contraint de s’occuper de sa mère malade et des complications qu’il peut lui-même avoir à cause de son handicap, qui lui donne des fous rires incontrôlables. Peu à peu, le métrage monte en puissance au fur et à mesure qu’Artur Fleck encaisse une déconvenue. Après chaque revers, il y a un gros plan sur le dos d’Arthur, marchant au rythme de la même musique, qui semble de plus en plus puissante, accentuant la tension, transformant petit à petit Arthur Fleck en Joker, pour finalement exploser en même temps que sa colère. 

Joaquin Phoenix mieux qu’Heath Ledger ?

Visuellement le film est superbe, les plans sur les danses du Joker sont sublimes, et amplifient la performance monstrueuse de Joaquin Phoenix. Heath Ledger avait placé la barre très haut dans « The Dark Knight » de Christopher Nolan. Cependant et n’ayons pas peur des mots, la performance de Joaquin Phoenix est au-dessus et pourrait bel et bien lui rapporter un Oscar. Le Joker de ce dernier est le meilleur que l’on ait eu l’occasion de voir au cinéma. Le fait de connaître ses origines, ce qui l’a poussé à devenir fou, et la nature de son handicap donne plus de puissance au rôle et joue certainement en faveur de l’acteur. Finalement, le Joker de Joaquin Phoenix est plus sobre que celui de Jared Leto, et plus humain que celui d’Heath Ledger. C’est ce dernier point qui fait la différence, car le spectateur peut ressentir de l’empathie pour le personnage, c’est ce qui le rend encore plus terrorisant que les autres.

Conclusion

Vous l’aurez compris, « Joker » est le film de la rentrée, peut-être même le film de l’année 2019. Certains espèrent même déjà une suite mais il est fort probable qu’elle ne voit jamais le jour. Le lien avec l’univers DC est bien présent grâce à la présence de la famille Wayne, mais la performance est telle qu’il vaudrait mieux ne pas tout gâcher en introduisant le Joker de Joaquin Phoenix dans l’univers partagé de DC Comics. Pour conclure, je dirais simplement ceci : « Joker » est une expérience unique, puissante, un film incontournable qu’il ne faut manquer sous aucun prétexte. 

Retrouvez la bande-annonce du film ci-dessous.

F.M

Et vous qu’avez-vous pensé du film ? Dites-le nous dans les commentaires !

12 réflexions sur “Chronique Express : « Joker », une expérience unique et monumentale

  1. Arthur ne se soucie effectivement plus du bien ni du mal. Il a pris trop de coups de pieds dans le ventre et d’insultes en pleine figure. Il entre en résistance, en réaction avec la violence de son environnement.

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