Critique Rétro : « Le Cinquième Élément » de Luc Besson

Tous les vendredis, retrouvez la Critique Rétro de la Chronique Express dans laquelle on se penche sur un film qui a influencé la pop-culture ! 

« Le Cinquième Élément » est un film de Luc Besson sorti en 1997 avec Bruce Willis, Milla Jovovich, Ian Holm, Gary Oldman et Chris Tucker. Le long-métrage retrace l’histoire de Korben Dallas (Bruce Willis), engagé par l’armée pour sauver le monde d’une fin imminente. En effet, le Mal absolu arrive, et son but est de faire disparaître toute vie. Afin de sauver le monde, Korben doit protéger le 5ème élément, l’être suprême, un être parfait, d’origine extra-terrestre. Cet être est une femme nommée Leelo (Milla Jovovich) qui est la seule personne qui peut repousser le Mal suprême. Pour accomplir cette mission, Korben et Leelo vont recevoir l’aide du Père Vito Cornelius (Ian Holm), de la vedette de la radio Ruby Rhod (Chris Tucker) afin de récupérer des pierres contenant l’essence des 4 éléments ( le feu, l’eau, la terre, et l’air). L’équipe devra faire face à Zorg ( Gary Oldman) qui tente d’aider le Mal suprême.

Avec « Le Cinquième Élément », Luc Besson tient le chef-d’œuvre de sa carrière. Le film est tout ce que devrait être la science-fiction. Un monde futuriste, des nouvelles technologies, des créatures fascinantes, un scénario épique et rassembleur autour d’une valeur fondamentale, l’amour, un casting prodigieux, et une ambiance unique qui le différencie de tous les autres métrages de science-fiction. 

On pourrait vanter les qualités du « Cinquième Élément » sur plusieurs pages. Tout d’abord, le scénario. Plutôt simple sur le papier, il est redoutablement efficace. Le film tourne autour de l’histoire entre Leelo et Korben, qui grâce à leur amour, vont tenter de sauver le monde. Rien de très original, mais la force du script est là pour mieux mettre en valeur l’univers qui lui est subjuguant, fascinant. Finalement, l’histoire d’amour passe presque au second plan pendant toute la durée du film, mis à part pour la scène finale.

L’univers justement, parlons-en. Il est peuplé de toutes sortes de races, des Mondoshawan, les gardiens de l’univers aux redoutables guerriers Mangalore, jusqu’au simple animal de compagnie bizarroïde de Zorg, une sorte de minuscule éléphant rose. De cet univers on ne connaît que deux planètes, la Terre qui est submergée par la pollution au point que les hommes doivent désormais vivre dans les airs grâce à des buildings surdimensionnés et se déplacent avec des voitures volantes. La deuxième planète Fholston est paradisiaque où seuls les plus riches ou quelques privilégiés ont la chance d’y aller. Un univers tout en couleurs complètement immersif qu’on adore admirer pendant les 126 minutes du film.

Dans ce monde, les personnages que dépeint Luc Besson accomplissent tous leur rôle à la perfection, bien portés par un casting incroyable. Bruce Willis tout d’abord. On a l’habitude de le voir dans des films d’action. Mais « Le Cinquième Élément » est sans conteste son meilleur rôle dans ce genre. L’acteur alterne avec brio les phases émouvantes en compagnie de Mila Jovovich, et les scènes humoristiques en compagnie de Ian Holm ou Chris Tucker. Le tandem qu’il forme avec ce dernier est d’ailleurs tout simplement hilarant, que ce soit lors des interviews que Korben est contraint de réaliser, ou lors de la fameuse escarmouche après le concert de la diva Plavalaguna.

Naïve, intrigante, émouvante et redoutablement forte. Ce sont les qualités qu’incarne à la perfection Milla Jovovich dans le rôle de Leelou. Comme Bruce Willis, Milla Jovovich sait alterner avec brio les séquences de combat et celles avec une tonalité plus légère. Elle aussi possède ses séquences légendaires, de l’amusant « Multipass » à l’émouvant « Moi, protéger toi » en passant par l’héroïque scène où elle affronte les guerriers Mangalore pour récupérer la mallette contenant les 4 éléments. Luc Besson ne pouvait pas mieux illustrer l’être parfait dont on ne peut que tomber amoureux.

On ne pouvait pas parler du casting sans écrire quelques mots sur Ruby Rhod incarné par un Chris Tucker qui apporte la touche d’humour qui donne un petit plus aux scènes d’action. Chacune des apparitions de son personnage est une phase culte et hilarante, même dans les moments de tension. 

On ne peut pas évoquer non plus « Le Cinquième Élément » sans prendre en compte deux autres points qui contribuent, entre autres, à faire du long-métrage de Luc Besson un chef-d’œuvre. Tout d’abord la composition. Les musiques signées Eric Sera donne une autre dimension au film. Chronologiquement avant « Le Seigneur des Anneaux », avant cette mode des musiques épiques dans tous les films d’actions, d’aventure ou de science-fiction qui sévit actuellement (mais tout de même après Star Wars), « Le Cinquième Élément » fait office de précurseur. Le plus représentatif est la scène de l’opéra où la diva Plavalaguna fait son concert avant que la musique ne s’emballe complètement, passant de classique à une sorte de techno toujours avec la voix de la diva en fond.

Le deuxième point ? Les costumes. Ces derniers ne sont faits par nul autre que Jean Paul Gautier. Hypers colorés, ils attirent l’œil dans un style complètement loufoque futuriste, comme ce fameux haut orange que Bruce Wilis porte tout au long du film, l’accoutrement ultra bizarre de Mathieu Kassovitz lors de son bref passage dans le film, ou encore l’ensemble style guépard de Ruby Rhod.

« Le Cinquième Élément » est une ode à l’amour, un classique du genre de la science-fiction qui peut marcher sans baisser les yeux à côté des « Star Wars », « Star Trek » et autres « Blade Runner ». Le film arrive à garder une légèreté qui tempère les moments d’actions héroïques et les phases hilarantes. Toute la filmographie de Besson se résume dans la volonté de vouloir créer quelque chose qui échappe aux contraintes du réel pour encourager les rêves. « Le Cinquième Élément » est sa plus belle réussite sur ce point. Un univers et une ambiance que Luc Besson a tentés de retrouver dans « Valerian » mais sans succès. On ne reproduit pas un classique aussi facilement. « Is this green ? »

Retrouvez ci-dessous la bande annonce du film.

F.M

Et vous qu’avez vous pensé du film ? Dites-le nous dans les commentaires !

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