Chronique Express : « AD Astra », une sublime Odyssée

« AD Astra » est un film réalisé par James Gray avec Brad Pitt, Tommy Lee Jones, Ruth Negga et Liv Tyler. Le long-métrage se concentre sur Roy McBride, que SpaceCome, une agence spécialisée dans l’exploration spatiale, envoie aux confins de notre galaxie, près de Neptune, afin de retrouver son père présumé mort. Cette expédition est faite dans le but de résoudre un mystère qui menace la survie de l’humanité. Alors qu’a pensé la Chronique Express du film ? Voici la critique de AD Astra ! 

Une claque visuelle

Ce qui rend « AD Astra » incontournable, c’est certainement la beauté immense de ses plans dans l’espace. Là où « Gravity » avait misé sur la sobriété et où « Interstellar » avait pris le parti d’une aventure épique, « AD Astra » se positionne entre les deux. Le long-métrage propose tout au long de l’histoire une succession de plans plus magnifiques les uns que les autres, accentués par les superbes couleurs que l’on peut trouver dans l’espace. Chacune des planètes que l’on voit est sublimée par sa couleur propre, Mars par le rouge, qui lui donne un aspect plus chaleureux, et Neptune avec un superbe bleu. Visuellement parlant, « AD Astra » est un classique du genre, et s’impose comme l’un des plus beaux films d’exploration spatiale que l’on ait eu l’occasion de voir.

Exploration spatiale ou exploration de soi ?

« Exploration ». C’est le mot qui définirait sans doute le mieux le film. Pas seulement par ce qu’il se déroule dans l’espace, mais aussi car le long-métrage est une véritable introspection. Le personnage de Roy McBride interprété par Brad Pitt est en effet bien seul dans ce film. Ce sentiment est accentué par sa voix-off omniprésente qui s’exprime quasiment autant que lui à l’oral. Cette voix-off lui permet de beaucoup plus se livrer sur ses sentiments, lui qui est contraint par son agence à n’être finalement qu’un bon soldat sans émotion. À travers cette voix, Roy se livre comme on pourrait le faire chez un psychanalyste. Cette introspection est d’autant plus criante que le film se résume finalement à la quête du père. Roy McBride doit partir vers les confins de l’espace pour retrouver Clifford McBride, qui a quitté la Terre depuis 16 ans. Difficile de faire plus oedipien.

Brad Pitt, la course à l’Oscar ?

En ce moment, vous pouvez retrouver à la fois Brad Pitt dans « AD Astra » mais aussi dans « Once Upon a time…in Hollywood ». Dans ces deux films, l’acteur propose deux prestations totalement différentes mais à chaque fois très pertinentes. Dans le film de Tarantino, Brad est classe et hilarant tandis que dans celui de James Gray, il est sobre et émouvant. Un autre type de performance, mais tout aussi bien réalisé. Qu’on se le dise, le nom de Brad Pitt sera forcément sur toutes les lèvres pour les prochains Oscar. Il pourrait très bien être à la fois nominé pour le rôle du meilleur acteur dans « AD Astra » et celui de meilleur acteur dans un second rôle pour « Once Upon a Time…in Hollywood ». Une année pleine et une renaissance pour l’acteur qui n’avait plus eu de bons rôles depuis 2011 avec « Le Stratège ».

On ne voit finalement que très peu les autres acteurs à l’écran. Liv Tyler n’apparaît qu’à travers des vidéos ou des flashbacks, et en ce qui concerne Ruth Negga et Tommy Lee Jones, leur temps à l’écran ne doit pas dépasser les 20 minutes. On peut toutefois noter que le manque d’expression de Brad Pitt n’est pas quelque chose de propre à son personnage. « AD Astra » nous montre globalement des personnages très peu expressif, marqués par les épreuves qu’ils ont subies.

Un film lent ?

Selon le point de vue, le film peut être ou magnifique et introspectif, ou trop lent et manquant d’action. L’évocation « d’Interstellar » au début de l’article n’était pas anodine. Par rapport au film de Christopher Nolan, « AD Astra » est beaucoup moins épique. Par son manque d’action, le film peine légèrement à tenir le spectateur en haleine. Le réalisateur James Gray ne prend pas du tout le parti du suspense. On en oublierait presque que Roy McBride se rend près de Neptune pour chercher son père. Le film est très immersif dans l’esprit de Roy. Sachant que ce dernier est très peu expressif,  du moins pour la première moitié du film, certains pourraient trouver le long-métrage ennuyant. C’est le parti pris de la réalisation, qui comme dit plus haut, mise plus sur la beauté des plans, et l’immersion dans l’esprit d’un personnage que sur une aventure épique. 

Conclusion :

Impossible de ne pas aller voir « AD Astra ». Le long-métrage de James Gray est incontestablement LE film de la rentrée. Par ses plans éblouissants, la quête introspective du personnage de Roy McBride interprété par un Brad Pitt magistral, le long-métrage est déjà un classique du genre. Chapeau bas !

Retrouvez la bande-annonce ci-dessous :

F.M

Et vous qu’avez-vous pensé du film ? Dites-le nous dans les commentaires !

3 réflexions sur “Chronique Express : « AD Astra », une sublime Odyssée

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