Chronique Express : John Wick Parabellum, une danse macabre qui remplit son rôle

«John Wick Parabellum», réalisé par Chad Stahelski, prend place directement après l’opus précédent. On y retrouve notre héros encore en sang à la suite des évènements du 2. Petite remise en contexte : à la fin du second film, John Wick tue Santino d’Antonio au sein du Continental ( un hôtel réservé aux assassins, dans lequel ils peuvent reprendre des forces) enfreignant la plus grande règle des assassins, à savoir, pas de meurtre dans l’enceinte du Continental. John Wick est donc excommunié de l’établissement secret, et se retrouve avec un contrat de 14 millions de dollars sur sa tête. Les assassins du monde entier se mettent ainsi à sa recherche pour rafler la mise. Voilà pour le pitch. Alors que vaut le film ? La Chronique Express vous dit tout ! 

Des scènes de combats toujours époustouflantes

Forcément, quand on va voir un film John Wick ce que l’on demande en premier, c’est des scènes de combat à couper le souffle. Et ce troisième volet répond encore une fois parfaitement à l’attente des amateurs du genre. Autant le dire tout de suite, en termes de film d’action, « John Wick Parabellum » est un cran au-dessus de tous les autres cette année. Les chorégraphies des combats sont un véritable hommage au cinéma asiatique. Le travail sur les éclairages va également dans ce sens. L’ambiance très sombre avec beaucoup de néons rouges et bleus qui ajoutent une dimension artistique au film.

Dès le début, «  John Wick Parabellum » nous entraîne dans une danse sanglante où le son du moindre coup est amplifié pour rendre le film plus immersif. Le long-métrage est d’ailleurs un immense ballet réalisé par Chad Stahelski qui ne s’y trompe d’ailleurs pas mettant en place une scène dans un opéra ou se succèdent danseuses classiques et assassins. Le film est une véritable danse macabre de 2h22.

Le troisième volet n’oublie pas non plus ce qui a contribué au succès de la franchise, à savoir la petite touche d’humour dans certains combats, qui permet à tout le monde de reprendre son souffle.

Petit bémol néanmoins mais qui peut s’avérer n’être qu’un détail, la passivité des passants dans le film. Comme cette scène de combat dans la gare de New York où les gens ne semblent absolument pas intéressé par le fait qu’un cadavre se trouve en plein milieu de la gare…

Une histoire qui ne s’use pas

Oui, parler du scénario dans un film qui est uniquement basé sur le combat et sur la force quasi surnaturelle de son super héros ne paraît pas très opportun, mais lorsque l’on voit la faiblesse scénaristique des dernières franchises du genre ( coucou « Fast and Furious ») on ne peut qu’apprécier le travail de « John Wick Parabellum ». Alors certes, il ne se passe pas grand-chose entre le début et la fin du film. Mais ce défaut est finalement son plus grand avantage qui se concentre uniquement sur les scènes de combats, et sur le fait de rendre John Wick de plus en plus iconique.

Les « punchlines » qui vont dans ce sens ne manquent pas. On retrouve la dénomination classique pour désigner John Wick, « Baba Yaga », mais aussi quelques autres bien senties comme par exemple celle d’un ennemi à John : «  Toi et moi sommes les maitres de la mort » . Le running gag du chien de John, mort dans le premier épisode est d’ailleurs à nouveau utilisé créant chaque fois un moment comique bienvenu. Bref, si le scénario est très loin d’être riche et profond, il a le mérite de faire parfaitement ce qu’un film de ce genre réclame : continuité par rapport aux précédents films et cohérence des nouvelles intrigues.

Des acteurs secondaires toujours très pertinents.

Il est difficile de trouver une scène de « John Wick Parabellum » sans Keanu Reeves ce qui semble logique. Cependant, l’omniprésence de l’acteur n’écrase pas les autres. Ian McShane est toujours quasiment indétrônable lorsqu’il s’agit de jouer des personnages à la fois alliés et antagonistes, tandis que Lance Reddick, apporte encore une fois sa touche personnelle de réceptionniste/assassin ultra serviable, ce qui apporte un ressort comique non négligeable. Mention bien également pour Halle Berry qui apporte un bon dynamisme au film lors du passage au Maroc. En revanche, Laurence Fishburn personnage important du second volet, est beaucoup plus effacé, mais ce n’est que partie remise comme le suggère la fin du film.

Conclusion : un univers plus grand que prévu ?

Pour les fans de la franchise, mais aussi n’importe quel amateur de films d’action, il ne faut pas hésiter à voir « John Wick Parabellum ». Le temps nous dira si la franchise saura s’imposer comme un classique du genre mais une chose est sûr : par rapport aux autres films d’action sortis récemment, le film est plusieurs crans au-dessus.

Bien que l’univers du film ne m’était pas apparu très étendu dans les deux premiers volets, s’est étendu. La High Table ( la caste qui gère tous les hôtels « Le Continentale » du monde) a vu son importance croître dans l’intrigue de la franchise avec ce troisième opus peut permettre aux producteurs de faire encore une ou deux suites, surtout si le succès au box-office est au rendez-vous, ce qui devrait être le cas. Un John Wick 4 a d’ailleurs d’ores et déjà été annoncé et au vu de la fin de « John Wick Parabellum », cela semble tout à fait normal. Le 4 pourrait d’ailleurs servir de conclusion dans ce que l’on espère être une extase grandiose et jubilatoire en matière de combats.

F.M

Retrouvez le trailer ci-dessous :

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